
Les school holidays se poursuivent en Australie. Après une première semaine pluvieuse, le beau temps semble de retour pour de bon. On est fou comme des balais. Dimanche dernier, après les Nippers, nous sommes restés sur la plage à Caloundra toute la journée. Avant de partir, on s’était mis une bonne couche de crème solaire. Malgré tout, Florent a brûlé sur les cuisses malgré un graissage avec de la 50 (pas la bière là) et Caroline est revenue la face rouge comme un homard. Nous avons compris pourquoi il faut se méfier de l’astre solaire australien. Pas pour rien qu’il y a des cliniques de dermatologie à tous les coins de rue. Crème solaire 3x par jour. Autrement, le congé des enfants ressemble à promenade en city Cat, baignade, cinéma, Hot dog, crème molle et glissades d’eau. L’été quoi !
Caroline et moi nous sommes tapés un documentaire sur Stephen Hawking. Depuis, nous philosophons sur l’origine de l’univers. Avant de s’endormir, nous comptons les particules élémentaires à la place des moutons, mais ça marche pas vraiment, on fait de l’insomnie.
Avec le réchauffement de la planète Australie, les bibittes commencent aussi à poindre leurs nez. Vous avez surement vu le film «Chéri, j’ai réduit les enfants» ou plutôt son opposé «Chéri j’ai agrandi le bébé» ? On dirait que les bibittes ici sont surdimensionnées. Les sauterelles, les araignées et les chauves-souris (pour ne nommer que ceux-là) sont trois fois grosses comme chez nous.
Julien a trouvé sur notre patio cette semaine un énorme lézard à langue bleu, magnifique. Ceci m’amène à vous compter notre lundi soir. Je suis assis tranquillement sur la toilette et je pisse quand soudain, j’entends Caro hurler « François François, viens viiiiite !!!!! » Je reconnais immédiatement ce ton de voix… Il y a une bibitte dans la maison. Pas une urgence pour un urgentologue, alors je fini tranquillement ma besogne avant de me rendre sur la scène du crime.
Bien sûr, Caro m’attend encore hystérique et maintenant en colère par surcroit «Ou est-ce que t’étais, y’a une coquerelle à terre, prend un Kleenex pis tue la viiiite… Un Kleenex ? Wooow! À la guerre, il faut s’armer convenablement. Je cherche alors le nécessaire pour me gosser une matraque de fortune (un petit magasine roulé). Pendant ce temps, Eh oui, la vilaine bête disparaît. C’est comme à l’urgence, la plupart du temps, si tu attend un peu, le problème se règle tout seul et en plus pas de sang versé. En voyant l’agresseur quitter, ma blonde me tombe dans la face, «c’est quoi c’te niaisage là ?». Caltor, ça me fait penser aux orthopédistes à l’urgence qui nous engeulent parce qu’un accidenté vient d’arriver avec une fracture du bassin. «ben oui, j’trouvais que t’avais rien à faire, ça fait que chu aller l’chercher dans la rue», crime j’étais toujours ben sur la bol, pis j’écœurais personne. Devant une telle injustice, je deviens fru et la chicane pogne. C’est alors que dans un élan de colère je lui lance en pleine face «Penses-tu que je vais écraser une coquerelle avec un Kleenex, à la grosseur qu’elles ont, pis à part ça, j’aimes pas ça plus que toi d’écraser les bibittes ça fait que là, on va passer un règlement, tout le monde est responsable d’écraser ses bibittes, JE NE SUIS PLUS L’ÉFOUARREUX DE SERVICE…» Et vlan! dans les dents…
Comme vous le savez, ma blonde n’a pas non plus la langue dans sa poche, elle rétorque «Bon ça y’est, il sort du placard, j’aimerais ça avoir un vrai homme dans cette maison (avec le ton dramatique, proche des larmes)…»
J’ai encore le cœur qui saigne (pis un cœur, c’est assez vasculaire merci).

Depuis, la poussière est tombée et j’ai eu le temps de réfléchir à l’événement. Je sais que l’auditoire du blog est en grande partie féminin. Alors mesdames, j’ai quelque chose à vous dire… QU’AVEZ-VOUS FAIT ? Du chasseur musclé que nous étions, défenseur du foyer, guerrier sans cesse à la quête de nouveaux territoires… vous nous avez ramenés dans la caverne faire des travaux de rénovation, du lavage, du ménage, des devoirs et la cuisine. Après des années d’évolution, nous sommes devenus des mauviettes qui pissent assis… Nous avons perdu notre virilité. QU’AVEZ-VOUS FAIT DE NOUS ????…
PAF !!!! (une bonne claque)
Excusez-moi, je me ressaisis. Bon oui, les school holidays se poursuivent, nous avons rendez-vous avec Manon et Denis (notre couple d’amis Franco-québécois) pour une promenade en Kayak samedi et bien sûr, dimanche à la plage pour les nippers où l’efouarreux de service devrait prendre la même position de la coquerelle ayant mangé un coup de matraque.
Le monde est cruel et les hommes, devenus trop pissous !!!
A+








